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l'histoire de

SUPER MARIO

Qui aurait cru que la plus grande star des jeux video serait un plombier italien moustachu et obèse ? C'est pourtant avec ce personnage un peu beauf, un véritable anti-héro, que Nintendo va batir son empire.

Mario est né en 1981 de l'esprit du génial Shigeru Miyamoto qui travaillait alors sur le jeu d'arcade Donkey Kong. Mario y fera sa première apparition mais n'était encore appelé que Jumpman et était alors charpentier.

Il sera rebaptisé Mario quelques temps plus tard en hommage à Mario Segali, un employé italien de Nintendo of America qui ressemblait selon le président de NoA au personnage créé par Miyamoto.

Le look de Mario fut complètement défini par les limitations techniques de l'époque. La faible résolution obligeait à des sprites de petite taille. On lui donna donc une moustache car plus visible qu'une bouche et une casquette car Miyamoto n'était pas très doué pour dessiner des cheveux. De plus, une casquette étant statique, c'était beaucoup plus simple pour l'animation. La salopette rouge permettait quant à elle de différencier les bras qui étaient évidemment d'une autre couleur. Autre détail amusant: sur les illustrations Mario portait des gants mais il ne les a jamais enfilés dans les versions 8 bit des jeux. Ceci était dû à une palette limitée en couleurs. Toujours dans un soucis de visibilité, les mains devaient donc être de la même couleur que le visage.

Voila en bref comment est né Mario. Depuis, c'est le succès planétaire que l'on sait. Il a même connu une série TV de dessins animés et un film "live" avec Anthony Hopkins dans le rôle du "gros". Mais que ce soit l'un ou l'autre, c'étaient surtout de grosses daubes bien grasses.

Je me rapelle aussi une anecdote vers la fin des années 80, l'époque où les micro-ordinateurs étaient majoritaires et où les consoles commençaient seulement à refaire surface. Mario était la cible de quelques commentaires bien moqueurs. Aussi bien dans la presse spécialisée que de la part de mes copains. Ils se foutaient entre autre de l'aspect gamin du jeu et de ses graphismes moyens. De leur côté, ils frimaient avec le jeu Shadow of the Beast sur leur ordinateur Commodore. C'est vrai que Shadow of the Beast était très beau et techniquement impressionnant mais une fois qu'on avait fini d'admirer les décors et de regarder les scrollings différentiels, on s'ennuyait ferme ! Mario, lui, avait une réelle profondeur de jeu qui retenait le joueur pour longtemps, pas seulement pour une heure comme SotB. Preuve que le seul aspect esthétique d'un jeu ne suffit pas pour faire de lui un hit.

Mais trève de bavardage, plongeons nous à présent dans l'historique de "Soupère Mariooo" !


Donkey Kong / Donkey Kong Jr
1981 / 1982
Arcade

Donkey Kong marque la première apparition de Mario (Jumpman) dans un jeu video. Il doit sauver sa promise des mains de Donkey Kong. Ce sera un énorme succès, le premier gros hit de Nintendo. Il sera adapté sur toutes les consoles à succès de l'époque.

Donkey Kong Jr, paru un an après, offre à Mario son seul rôle de méchant. Il n'est cependant qu'un personnage secondaire puisque le joueur dirige Donkey Kong Jr et doit sauver son père capturé par Mario. Méchant le Mario ! Pas bien !

Mario Bros
1983
Arcade

Le premier jeu d'arcade où Mario en est réellement la star. Le but du jeu est de nettoyer les niveaux de tortues (les futurs Koopas) en frappant le sol où elles se trouvent par dessous puis en shootant dedans. Mario Bros est jouable à deux, d'où l'apparition de Luigi, le frère de l'autre.

Super Mario Bros
1985
NES

Si la petite NES a eu un tel succès, c'est en partie grâce à la série des Super Mario. Ce premier épisode a connu le succès partout dans le monde. Il a surtout posé les standards du jeu de plate-forme à savoir passages secrets, pièces et bonus à récolter et ennemis à écraser.

Niveau scénario, Mario doit libérer la princesse, enlevée par Bowser, le roi des Koopas. C'est vrai que c'est pas un scénario à la Final Fantasy mais le plus important était la profondeur du jeu. Le vrai plaisir était de trouver tous ses secrets (et il y en avait beaucoups), d'où le fait de recommencer l'aventure même si on était déjà arrivé au bout. Quant à la durée de vie, elle était largement au dessus de la moyenne des jeux de l'époque.

Les graphismes sont simple mais efficaces. Mario étant plombier, tous les décors sont basés sur cette idée, chaque monde étant décoré de toyaux géants.

Mais l'élément le plus important qui reviendra dans tous les épisodes suivants est celui de la transformation. Le fait de manger un champigon augmentera votre taille tandis que la fleur vous donnera une jolie salopette blanche avec la capacité de lancer des boules de feu.

Super Mario Bros 2 (Japon)
1986
NES

Le Super Mario Bros 2 du Japon n'est pas le même que le SMB2 paru en Europe et aux USA. On peut le considérer comme une sorte de continuation du premier épisode, les différences n'étant vraiments pas énormes. Les graphismes sont toujours aussi pauvres avec leurs couleurs ternes et le gameplay n'a pas changé. Seule la difficulté à été revue à la hausse. Le joueur avait également la possibilité de jouer soit avec Mario soit avec Luigi. Il a fallu attendre 1993 et la compilation Super Mario All Stars sur SNES pour pouvoir enfin jouer à ce jeu en Europe.

Super Mario Bros 2
1988
NES

Alors que le SMB2 japonais était trop classique par rapport au premier épisode, l'Europe a eu droit à une version radicalement différente. Le gameplay a totalement été modifié. Fini les petits sauts pour écraser la tronche des ennemis, le moyen de les dégommer était de leur balancer dessus des poireaux ou d'autres ennemis. Outre Mario, on pouvait également participer à l'aventure avec Luigi, Toad ou la princesse, un nouveau personnage pouvant être choisi à chaque nouveau monde.

Super Mario Bros 3
1988
NES

Un des meilleurs épisodes de la série et mon préféré, devant Yoshi's Island et Mario Sunshine ! Mario 3 était rempli d'idées fantastiques qui le propulsait loin devant les autres jeux du même genre. S'il reprend le gameplay qui a fait le succès du premier Mario, ce que l'on retient surtout de ce 3ème opus est la capacité de transformation du plombier italien. Qui ne se souvient pas de la jacquette du jeu avec un Mario en raton laveur ? Cette idée sera présente tout au long de l'aventure, Mario pouvant se transformer en d'autres bestioles (grenouille, ours,...), chacune apportant évidemment ses propres caractéristiques. Mine de rien, cette petite idée contenait à elle seule la majeure partie du fun du jeu. La durée de vie atteignait une longévité jamais atteinte encore grâce à de nombreux mondes très vastes.

Super Mario Land
1989
Gameboy

Une version très, très classique pour la première apparition de Mario sur Gameboy. Excepté quelques nouveaux ennemis, on a vraiment l'impression de se retrouver devant le tout premier Mario. Ca manque vraiment d'originalité et, à ce titre, le jeu est décevant. De plus, les graphismes sont laids. Les décors sont désespérément vides et les sprites sont beaucoup trop petits et on s'arrache les yeux pour y voir quelque chose.

Super Mario World
1990
Super NES

Le voici le Mario nouveau, tout en 16 bit. Venez voir, venez l'admirer Mesdames zé Mesdames ! Regardez ces belles couleurs ! Il est beau mon Mario ! Holà... Du calme tout de même. Le jeu reste égal à lui même côté graphisme, c'est plus beau et coloré que les versions 8 bit (encore heureux) mais on reste cependant très loin des capacités réelles de la machine. Même son de cloche pour l'animation qui n'a rien d'exceptionnelle. Il y a certes quelques effets assez jolis (dont les fameux effets mosaïque) mais il n'y a pas de scrolling différentiels dans tous les sens. Disons simplement qu'il y a juste ce qu'il faut. C'est vrai aussi que Super Mario n'a jamais été "tape-à-l'oeil". Comme d'habitude, le charme du jeu se cache plus loin. Derrière ces mondes extrêmement vastes (à chaque épisode, Mario devient de plus en plus long !), derrière cette difficulté qui prouve que Mario n'est pas qu'un jeu pour mioches, ou encore derrière quelques petites idées (chevaucher un Yoshi, transformation en Super Héro avec une belle cape flottant au vent,...) qui peuvent paraître anodines mais qui ajoutent énormément au fun.

Super Mario Land 2
1992
Gameboy

Un second épisode plus convaincant que le précédent. Mario Land 2 est autrement plus réussi que le premier. Tout d'abord, les graphismes respectent enfin les yeux des joueurs, les sprites sont désormais nettement plus gros. La durée de vie est également plus en rapport avec les versions consoles de salon, le Mario Land 1 étant un peu court. Quant au jeu en lui-même, on salue l'arrivée de quelques ennemis plus délirants (des vaches poisson par exemple !). Il reprend également le principe de transformation de Mario 3, notre italien pouvant se muter ici en lapin. Signalons enfin la première apparition de Wario, le méchant de cette cartouche, qui aura par la suite sa propre série.

Super Mario All Stars
1993
Super NES

Compilation des épisodes Mario de la NES sur une seule et unique cartouche pour la SNES. En plus des 3 épisodes classiques, Nintendo a eu la bonne idée d'inclure The Lost Levels qui est en réalité le Super Mario 2 du Japon, inédit dans le reste du monde. Inversément, les japonais, eux, avaient droit à notre version de SMB2 appelée Super Mario USA. Si le gameplay n'a pas changé, les graphismes et la musique ont tout de même subi un petit lifting histoire de dire qu'on est sur 16 bit et non plus sur une 8. Autre changement, la pile de sauvegarde permettant de reprendre les jeux là où on les avait arrêté.

Yoshi's Island: Super Mario World 2
1995
Super NES

Yoshi's Island est un épisode Mario tout en n'en étant pas vraiment un. Le jeu relate en fait les aventures de Mario bébé. Alors qu'une cigogne transporte les jumeaux Mario, Kamek la sorcière tente de kidnapper les enfants. Elle parvient à enlever Luigi mais bébé Mario, lui, tombe sur l'île des dinosaures Yoshi. Ceux-ci décident alors de prendre soin du gamin, de retrouver son frère et de les ramener sains et saufs près de leurs parents. Mais ce ne sera pas facile avec les tentatives de Kamek de capturer Mario...

Vous dirigez donc des Yoshi et non pas Mario. Le morveux est confortablement assis sur votre dos et vous devez à tout pris le protéger. Le moindre contact avec un ennemis et le mioche s'échappe dans un bulle en braillant. Vous avez alors un certain temps pour le récupérer sinon ce sont les sbires de Kamek qui mettront la main dessus... et GAME OVER.

Le gameplay est fidèle à la série Mario tout en proposant quelques nouveautés. Outre le fait de tuer les ennemis en leur sautant dessus ou en les bouffant, Yoshi peut également utiliser les oeufs qu'il trimbale comme projectile. Ca peut sembler accessoire au début mais vous vous rendrez vite compte que ces oeufs auront leur importance dans certaines phases de jeu. A la manière d'un Mario 3, les Yoshi auront également la possibilité de se transformer. Ils pourront ainsi se "morpher" en différents véhicules (hélicoptère, sous-marin,...).

Le jeu est vraiment très beau et apporte un peu d'originalité avec ses décors "crayonnés". C'est surtout plus détaillé et travaillé que Super Mario World. Côté durée de vie, elle est très longue car les niveaux sont nombreux et la difficulté assez élevée. Yoshi's Island n'est donc pas réservé que pour les petits.

Super Mario RPG
1996
Super NES

Après plus de 10 ans de succès, il était temps que Mario nous propose autre chose que les éternels jeux de plate-forme. Mais seuls les japonais ont eu droit à ce Mario RPG, un jeu de rôle se déroulant dans l'univers du plombier. Développé en partenariat avec Square Soft (Final Fantasy), Mario RPG est un véritable chef d'oeuvre. Si tout commence d'une manière assez classique (Bowser qui enlève -encore- cette idiote de princesse), le scénario est par la suite plus creusé avec ce qu'il faut de rebondissements.

Graphiquement c'est splendide avec des décors toujours colorés mais représentés cette fois-ci en 3D isométrique. Sinon, le reste n'est qu'un parfait mélange entre la série originale et le RPG (points d'expérience, combats au tour par tour, objets,...). Le savoir faire de Square Soft est également visible avec de bells séquences animées (mais impossible à zapper) et une interface de jeu relativement simple à utiliser.

Super Mario 64
1996
N64

Le premier Mario en polygones ! Et oui, progrès technologique oblige, le vieux Mario a cédé lui aussi au mode 3D. Et comme pour tous les autres jeux qu'on a connu en 2D, le passage en 3 dimensions fait toujours un peu peur. Retrouvera-t-on le même plaisir de jeu ? Le gameplay sera-til toujours aussi précis ? On a déjà connu certains titres qui perdaient complètement de leur charme dans leur version 3D. Heureusement, Mario ne fait pas partie de ceux-là ! Au contraire, le jeu est aussi prenant qu'il ne l'était en 2D et la maniabilité est parfaite. Les graphismes font honneur à la machine même si on peut reprocher des couleurs plus ternes que d'habitude et des décors légèrement flous. Il s'agit d'un problème que l'on retrouve sur tous les jeux en 3D de la N64. Comme tous les polygones et toutes les textures doivent tenir dans une cartouche (dont la capacité est loin en dessous de celle d'un CD-Rom), il faut bien essayer de gagner de la place quelques part. Mais comme il n'y a pas un seul jeu pour relever l'autre, ce n'est pas réellement trop dérangeant. Bref, Mario reste égal à lui-même. Le jeu est long, difficile et il y a toujours plein de trésors et secret à trouver.

Super Mario Bros Deluxe
1999
Gameboy Color

Le tout premier Super Mario de 1985 adapté pour la Gameboy Color.

Paper Mario
2001
N64

Le second RPG mettant en scène Mario mais celui-ci n'a pas connu les bons soins de Square Soft. Pas grave, Nintendo a assez d'expérience avec les Zelda dans ce domaine. Ce qui fait plaisir dans Paper Mario c'est qu'on n'a pas affaire à un jeu entièrement en 3D. Les décors le sont, c'est vrai, mais la vue est de profil (comme à la bonne vieille époque de la 2D) et les personnages sont plats... plats comme du papier ! Graphiquement c'est très réussi, on se croirait devant un véritable dessin animé.

Super Mario Advance
2001
Gameboy Advance

J'attendais plus de Mario pour son premier jeu sur la nouvelle Gameboy Advance. Déçu aussi de Nintendo d'avoir opté pour la facilité en nous proposant du recyclage plutôt qu'une nouvelle aventure. Super Mario Advance n'est en fait qu'un remake de la version relookée de Super Mario 2 (celui qu'on connait, pas la version Japonaise) de la compilation Super Mario All Stars de la SNES.

Comme si cela ne suffisait pas, le tout premier Mario Bros paru en arcade figure également sur la cartouche, lui aussi dans une version retravaillée (manquerait plus que le contraire !).

Super Mario Advance 2: Super Mario World
2002
Gameboy Advance

Reprise du Super Mario World de la SNES. La version est complètement identique.

Super Mario Advance 3: Yoshi's Island
2002
Gameboy Advance

Reprise du Yoshi's Island de la SNES. Pareil que la version SNES.

Super Mario Sunshine
2002
Gamecube

Initialement prévu sur Nintendo 64, Mario Sunshine a pris son temps avant de s'installer sur la nouvelle Gamecube. On lui pardonne tant cet épisode est une réussite. Après tant d'années d'aventures, Mario méritait un peu de vacances. Toute la clique se rend donc sur Dolphin Island pour prendre un peu de repos. Seulement voilà, l'île a été polluée par un individu qui aux dires des témoins avait un gros nez, une moustache et une casquette. Ca me rapelle quelqu'un pas vous ? Mario est donc considéré comme le coupable et, pour sa peine, doit nettoyer l'île. Pour cela, il est "armé" d'un "water-pack", sorte de pompe à eau. Comme si cela ne suffisait pas, la princesse se fait enlever (une habitude chez elle) par Evil Mario.

Chaque nouveau Mario propose une nouveauté. Ici, c'est l'utilisation d'un Water-Pack utile pour toutes les actions du jeu. Il vous servira à nettoyer la ville, combattre les ennemis mais également à atteindre des endroits positionnés en hauteur. D'autres fonctions pourront être débloquées par la suite. Comme d'hab', on retrouve tous les éléments classiques d'un Mario. Des tonnes de secrets à trouver, un Yoshi à monter, etc. Sachez également qu'il faudra récupérer plus d'une centaine de "shine" bien planqués pour réellement terminer le jeu. Les graphismes sont comme toujours sympathiques mais sans exploiter réellement le potentiel de la console. La prise en main demande un peu d'entraînement car elle utilise les 2 sticks analogiques. Mais une fois qu'on a pris l'habitude, cela devient un jeu d'enfants.

Super Mario Advance 4: Super Mario 3
2004
Gameboy Advance

Adaptation de l'épisode culte de la NES. S'il ne vous faut qu'un seul Mario Advance sur GBA, ce 4e volet est indispensable.

» 2ème partie: spin-off et jeux dérivés  



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